GRDF a annoncé les 3 projets lauréats de l’appel à projets lancé fin 2020 visant à soutenir le développement de démonstrateurs power-to-gas raccordés au réseau de distribution de gaz. Parmi ces projets figure la station d’épuration des eaux usées de Perpignan.

Cet appel à projets a pour objectif de travailler sur l’industrialisation de l’injection dans le réseau de méthane de synthèse, un gaz vert issu de la méthanation d’hydrogène produit par électrolyse de l’eau et de CO2 issu d’un site de production de méthane.

Les trois projets sélectionnés avec l’appui technique du cabinet indépendant Voltigital, sont des projets industriels
avec un fort potentiel de réplicabilité. Les projets lauréats permettent d’appréhender différentes configurations de
production d’hydrogène et de couvrir l’ensemble du panorama technologique de méthanation. Ils illustrent
parfaitement la dynamique des projets hydrogène dans les territoires. Les trois projets sont :

  • Le projet Hycaunais est piloté par Storengy et développé à Saint-Florentin (89). Adossé à un site de
    méthanisation déjà raccordé au réseau, ce projet permettra de valoriser l’hydrogène en usage direct (mobilité
    verte) et de produire du méthane de synthèse par méthanation biologique. Ce projet devrait démontrer les
    atouts du power-to-gas comme service de flexibilité pour le réseau électrique.
  • La STEP de Perpignan (66), portée par la métropole Perpignan Méditerranée, s’inscrit dans la stratégie
    hydrogène de la Région Occitanie. Le projet s’appuie sur l’activité de traitement des eaux de la station
    d’épuration, générant déjà du gaz vert (biométhane), et mettra en place une méthanation biologique pour
    valoriser son CO2 avec de l’hydrogène livré en provenance du hub hydrogène de Port-la-Nouvelle (11).
  • La STEP de Pau Lescar (64) est un projet portée par la communauté d’agglomération Pau Béarn Pyrénées. La
    brique de méthanation catalytique est directement intégrée dans le projet de développement d’une unité de
    méthanisation sur le site, ce qui devrait permettre de faciliter son financement, tout en permettant des
    économies sur le traitement des eaux usées (injection de l’oxygènede l’électrolyseur dans les bassins ; utilisation
    de la chaleur fatale de la méthanation vers la méthanisation et le séchage des boues).
  • GRDF devient partenaire de ces 3 démonstrateurs
    Les trois projets retenus bénéficieront d’un accompagnement de GRDF dans leur développement. GRDF contribuera
    à différentes études et analyses en lien avec son activité de distributeur. GRDF s’investira aussi dans l’adaptation des
    postes qui permettront l’injection du méthane de synthèse et qui intégreront en particulier une mesure continue de
    l’hydrogène résiduel présent dans le gaz injecté. L’implication financière de GRDF dans ces travaux correspond à une
    enveloppe de 1,25 million d’euros. Les projets soutenus par GRDF bénéficient des dérogations aux conditions d’accès
    et à l’utilisation des réseaux dans le cadre du dispositif bac à sable réglementaire de la CRE.
    Le power-to-gas s’inscrit dans la stratégie « gaz verts » de GRDF
    GRDF a l’ambition d’accélérer le verdissement du gaz distribué en France et prépare la nouvelle génération de gaz
    verts. Avec cet appel à projets,?GRDF renforce son implication dans la transition écologique en élargissant ses
    investissements d’innovation et de recherche et développement sur les gaz renouvelables. Dans le cadre du groupe
    de concertation sur l’injection d’hydrogène et de méthane de synthèse créé fin 2019, GRDF se mobilise aux côtés des
    acteurs de la filière et en lien avec les pouvoirs publics, les fédérations professionnelles d’équipementiers et les
    fédérations professionnelles des grands secteurs industriels consommateurs de gaz, pour définir les modalités
    d’injection de tous les gaz renouvelables dans le réseau de gaz, au-delà du biométhane. L’entreprise accompagne
    également les réflexions des territoires sur les possibilités de couplage des réseaux, et notamment sur le rôle du
    réseau gazier pour stocker à terme les excédents d’énergies renouvelables électriques intermittentes et apporter
    ainsi une flexibilité complémentaire au système énergétique.
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